Protéger les enfants est une responsabilité collective : familles, écoles, professionnel·le·s, institutions, société, chacun·e a un rôle à jouer.
La prévention des violences sexuelles ne commence pas au moment où une violence survient.
Elle commence bien avant, dans la qualité du lien que nous construisons avec les enfants, dans des relations sécurisantes, dans la présence d’adultes disponibles, capables d’écouter, d’accueillir et de protéger.
Renforcer l’attachement, soutenir la parentalité, créer des environnements où les enfants se sentent en sécurité : c’est aussi cela, prévenir les violences.
Emilie Rivet, docteure en psychologie clinique, partage ici quelques pistes de prévention.
𝘊𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘹𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘴 𝘢̀ 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘣𝘢𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘰𝘶 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦.
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Toute forme de violence sur les enfants est illégale. ❌
Le 𝘊𝘩𝘪𝘭𝘥𝘳𝘦𝘯’𝘴 𝘈𝘤𝘵 2020 reconnaît comme 𝘩𝘢𝘳𝘮 toute forme de violence physique, sexuelle, psychologique ou émotionnelle, ainsi que l’exploitation, la négligence ou la dégradation d’un·e enfant.
Les agressions sexuelles sur un·e mineur·e de moins de 18 ans, ou le fait de permettre qu’une telle agression se produise, constituent une infraction pénale, délit ou crime, passible de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison et une amende d’un million de roupies.
Les violences sexuelles sont aussi illégales selon le Code pénal mauricien. De plus, l’État mauricien a ratifié plusieurs conventions dont celle relative aux Droits de l’Enfant et le 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘤𝘢𝘯 𝘊𝘩𝘢𝘳𝘵𝘦𝘳 𝘰𝘯 𝘵𝘩𝘦 𝘙𝘪𝘨𝘩𝘵𝘴 𝘢𝘯𝘥 𝘞𝘦𝘭𝘧𝘢𝘳𝘦 𝘰𝘧 𝘵𝘩𝘦 𝘊𝘩𝘪𝘭𝘥, condamnant toute violence sur les enfants et s’engageant à protéger tout enfant victime.
𝘊𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘹𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘴 𝘢̀ 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘣𝘢𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘰𝘶 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦.
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Les violences sexuelles commises par un·e adulte sur un·e mineur·e sont rarement des actes soudains et isolés.
Elles s’installent progressivement, à travers la confiance, la manipulation, le secret et l’emprise, souvent de la part d’une personne proche, aimée de l’enfant et sa famille, ou en position d’autorité.
Les stratégies utilisées par les auteur·e·s adultes expliquent en partie pourquoi un·e enfant victime peut rester silencieux·se.
C’est pourquoi il est essentiel d’écouter et de croire la parole d’un·e enfant, et d’agir pour le·la protéger.
𝘊𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘹𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘴 𝘢̀ 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘣𝘢𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘰𝘶 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦.
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Une agression sexuelle ne se limite pas au contact corporel.
Les violences sans contact corporel existent tout autant, et leurs impacts psychologiques, physiques, et sur la vie sociale et sexuelle peuvent être tout aussi profonds, même si elles sont encore trop souvent minimisées ou banalisées.
Toute violence sexuelle est une violence, et mérite d’être prise au sérieux. Il est essentiel que les adultes autour des enfants agissent sur les plans médical, social, légal et psychologique pour les protéger.
𝘊𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘹𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘴 𝘢̀ 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘣𝘢𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘰𝘶 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦.
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Dans la majorité des cas d'agressions sexuelles commises sur les enfants, l'auteur·e est une personne connue, aimée ou en position d'autorité.
Yves-Hiram Haesevoets, psychologue clinicien et psychothérapeute, décrit en 2016 un "piège relationnel" qui s’installe progressivement entre l’auteur·e et l’enfant, et qui contribue au silence des personnes victimes.
Pour ces raisons, ainsi que le manque de maturité pour inventer les actes sexuels subis, entre autres, la parole d’un·e enfant doit toujours être prise au sérieux : écoutée, crue et suivie d’actions concrètes pour le·la protéger.
𝘊𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘹𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘴 𝘢̀ 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘣𝘢𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘰𝘶 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦.
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Dans cet extrait d’une émission de TOP FM Mauritius datant du 3 mars 2026, Melanie Vigier de Latour-Berenger, psychosociologue, partage les multiples raisons pour lesquelles un·e enfant victime de violences sexuelles tait les agressions subies.
Le silence n’est pas un choix. Il naît souvent de la peur, du lien avec l’auteur·e, du traumatisme, ou simplement de l’impossibilité de comprendre ce qui arrive.
Parler plus tard peut simplement parfois vouloir dire : se sentir enfin en sécurité pour pouvoir raconter et être cru.e.
𝘊𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘯𝘶 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘹𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘪𝘯𝘴 𝘥’𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘷𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘴 𝘢̀ 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘣𝘢𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘰𝘶 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦.
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